Paris, c’est p’tit

Par Shawn Thompson

 

Voyage à Paris

À Paris, y’a des p’tites rues fatigantes où on est toute pognés avec des morons pis des patentes en béton généreusement disposées pour empêcher la cavitude des caves d’écraser d’autres caves avec leur arrogance pis leur manque de civilité. Icitte, c’est la Loi du talion : œil pour œil, dent pour dent, con pour con. Y’a comme un concours secret qui, visiblement, récompense les personnes les plus désagréables sur terre avec une résidence permanente. Welcome to Parissss, gros cave.

À Paris, on prend le p’tit criss de métro, un esti de dédale pas de bon sens avec des noms à coucher dehors, une tabarnak de descente aux enfers. Personnages grossiers assurés : le gros douche qui s’ignore avec une sacoche pis des p’tits jeans serrés odieux, un V-neck vulgaire pis un top qui suggère qu’il « fait du bateau » va t’aborder en te mettant la main dans les culottes. Les pseudo-intellos parlent fort entre eux pour ne pas entendre la circularité et la petitesse de leurs « idées » et l’incontournable nunuche française est là pour nous rappeler que le féminisme est bien allé mourir en France. On termine avec les osties de sans-dessein en uniformes qui s’amusent à humilier tous les citoyens à la couleur de peau « pas trop française » à coups de chien jappeur et mitraillette pour fouiller leurs sacs d’épicerie pendant qu’on attend, encore, que l’armée finisse de finir de faire exploser le sac de McDo « chelou » laissé sans surveillance. Aweille, prochain stop : Entrailles-les-oies. On n’est jamais trop con à Paris.

À Paris, on se rend chez l’habitant pour des réels dîners de cons où une belle brochette de mangeux de marde s’attable pour se gueuler dessus pendant 6 heures pis fumer 200 cigarettes par la craque d’une seule p’tite criss de fenêtre. À l’arrivée, on découvre toujours avec horreur qu’il faut monter un p’tit tabarnak d’escalier sans fin d’morons construit par l’idiot du village en 1644. Quelqu’un avec une face à fesser d’dans t’invite ensuite à t’entasser dans son 25 m² avec 17 autres colons qui ont comme seule référence la France et sa niaiserie et qui vont, donc, s’assurer de souligner ta non-Françaisité avec ben des onomatopées « Ah, mais en France ce n’est pas comme ça » « Oh, mais en France on ne dit pas ça comme ça », question de créer une atmosphère exécrable et te donner le goût de te crisser en bas du 5e. En fait, ils ont juste hâte que tu décalisses pour enfin parler dans ton dos pendant 6 autres heures. On se rend donc aux toilettes pour se donner un break et peut-être trouver le courage de revenir, mais là, toute est tellement p’tit pis cave que la porte cogne dans l’bol, l’bol dans douche, la douche dans l’évier, pis l’évier dans porte. On revient à table avec l’entrain que suscite un rendez-vous chez le dentiste et une fois le cirque social terminé, on va se coucher avec une crise de foie, un mal de tête et l’urgente envie de briser des choses. Et on redescend le p’tit tabarnak d’escalier sans fin d’morons.

Quessé qu’ils font avec les gens à mobilité réduite à Paris ? Ils les câlissent sûrement dans la Seine, ce qui expliquerait la couleur brune et visqueuse de cette rigole immonde où beaucoup de monde est allé chier et/ou crever dedans depuis Les Misérables.

Bon. Si l’on ne s’est pas déjà tué, on voudra tenter l’expérience de la terrasse parisienne afin d’accélérer le processus. Là encore, on pourra apprécier l’œuvre de l’idiot du village de 1644 qui s’est assuré d’offrir un maximum d’inconfort aux épais qui paieront de l’argent pour être mal assis, mal nourris et mal servis. Les p’tites criss de chaises de style « panier » sont étonnamment lourdes et impossibles à faire fitter convenablement dans l’enchevêtrement des pattes de chaises, de tables et de Français. Une fois que votre serveur terminera son petit jeu ridicule où il tentera par tous les moyens de ne pas vous comprendre et de vous faire sentir comme un tas de marde, il vous apportera un mets moyenâgeux dans une assiette plus grosse que votre table. Après un petit régurgit de circonstance, vous aurez tout le loisir d’admirer les p’tits Français avec leurs p’tites bouches qui ne se la ferment jamais dirent absolument rien, longtemps, sous la forme grotesque de p’tits mots caves dits à l’envers qui témoigneront de toute la petitesse de leurs « opinions » et l’étroitesse de leurs esprits. Ça pas de câlisse d’allure.

J’hais Paris.Trip to Paris

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